Le Parcours des Pacificateurs

(Saskatoon-Prince Albert) (Durée suggérée : 2 à 5 jours selon les ajouts d’excursions)

Les livres d’histoire nous ont enseigné qu’entre Saskatoon et Prince Albert, le Nord-Ouest était un pays de rébellion, de résistance et de batailles, mais il s’avère que les personnages qui ont fameusement fait connaitre cette étonnante région de la Saskatchewan étaient plutôt en quête de paix et de prospérité.

Exemple # 1 : Louis Riel, lors d’une rencontre avec plusieurs centaines de colons et métis à Prince Albert en 1884, les a invités prendre des moyens pacifiques pour adresser leurs doléances à Ottawa : « …ne vaudrait-il pas mieux agir ensemble comme un seul groupe ?... Messieurs, ne compromettez pas vos droits. Protestez si vous y êtes contraint, mais faites-le dans les limites de la loi...» aurait-il dit.

Exemple # 2 : Poundmaker, fils d’une Métisse et d’un shaman Nakoda, était un des négociateurs lors de la ratification du Traité # 6 à Fort Carlton en 1876. Il a demandé comment le gouvernement, par le biais d'un traité, pouvait revendiquer leur territoire : « Ceci est notre terre. Ce n'est pas un morceau de pemmican à couper et à nous rendre en petits morceaux. C'est à nous et nous prendrons ce que nous voulons ». Poundmaker étant minoritaire dans sa position, les autres chefs ont éventuellement signé le traité. Pourtant, Poundmaker a refusé de prendre les armes pour appuyer la nation métisse contre les troupes de Middleton en 1885. On l’a décrit comme « un artisan de la paix », bien qu’il ait été emprisonné pour trahison. En 2017, le premier ministre canadien Justin Trudeau s’est rendu en Saskatchewan pour exonérer Poundmaker sans réserve de tout crime ou méfait. Les siens voyaient en lui un équivalent spirituel du Dalaï-Lama ou de Mahatma Gandhi.

Exemple # 3 : Onésime Dorval était la première enseignante officiellement certifiée de la Saskatchewan. Son oeuvre et son dévouement ont marqué l'établissement de l'éducation en français et en anglais dans la province. À l'été 1880, elle effectue un voyage ardu en chariot de la rivière Rouge jusqu'à Saint-Laurent de Grandin, une colonie métisse au nord de Saskatoon, sur la rive est de la rivière Saskatchewan Sud. Onésime Dorval a passé de nombreuses heures à y enseigner. Sa gentillesse, sa piété et sa grande mémoire lui ont valu l'admiration de plusieurs. Après avoir pris sa retraite de l'enseignement en 1921 chez les Sœurs de la Présentation à Duck Lake, elle poursuivit ses activités communautaires et missionnaires et rédigea ses mémoires. Elle est décédée à Rosthern le 10 décembre 1932, à l'âge de 87 ans, et est inhumée au cimetière de l'école St Michael's à Duck Lake, un ancien pensionnat autochtone.

Les communautés francophones sont à l’honneur dans ce parcours : Saint-Denis, Vonda, Domrémy, Saint-Louis St-Isidore de Bellevue, Prud’homme, St-Brieux et Wakaw, sans oublier le Lieu historique provincial de Fort Carlton et le Lieu historique national de Batoche, au cœur de la patrie des Métis de la Saskatchewan.

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