Lieu historique national du Fort Espérance

Sur la rive sud de la rivière Qu'Appelle aux nord-ouest de Rocanville, voici un site méconnu mais qui vaut la peine qu’on s’y arrête, si ce n’est qu’en raison du beau coup d’œil qu’on y a de la vallée. Le Lieu historique national du Canada du Fort-Espérance est un site archéologique qui contiendrait les vestiges de deux forts de traite datant de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle, appelés tous les deux Fort Espérance. La reconnaissance officielle de valeur patrimoniale fait référence au paysage où sont situés les vestiges de ce qui est probablement le Fort Espérance I, sur la rive sud de la rivière Qu'Appelle, ainsi que ceux du Fort Espérance II, sur un tertre à proximité. C’était le fort principal de la Compagnie du Nord-Ouest dans les Prairies. 

Selon Parcs Canada : « En 1787, Robert Grant construisit ce fort, l'un des premiers postes permanents de la Compagnie du Nord-Ouest, en bordure de la rivière Qu'Appelle dans le bassin de la rivière Assiniboine. Les brigades de canots, destinées aux traiteurs des régions du lac Athabasca et de la rivière Churchill, s'approvisionnaient à ce très important dépôt de pemmican. La Compagnie le délaissa en 1810 et le rebâtit sur cette butte en 1816. Le poste de Beaver Creek, six à quatorze milles à l'est, le remplaça en 1819. » 

Le fort qui serait c'est un des postes les plus anciens et les plus permanents de la Compagnie du Nord-Ouest, a été nommé en l'honneur d'Alexis Bonami « dit L'Espérance », célèbre guide et « voyageur » qui a travaillé pour la Compagnie de la Baie d’Hudson (elle s’allie à la Compagnie du Nord-Ouest en 1821). Natif de Saint-Michel d’Yamaska au Québec (né en 1796) de parents originaires de France, Bonami est un vétéran de la guerre de 1812. Il a sillonné toute la région du Nord-ouest. Lui et sa « femme du pays », Marguerite, auraient eu 18 enfants. Il est décédé cultivateur prospère et respecté des Franco-Manitobains à St-François-Xavier au Manitoba en 1890. 

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